Genèse des crues
Mieux comprendre pour mieux se préparer

Définitions

Une crue correspond à l'augmentation du débit (m3/s) d'un cours d'eau, dépassant plusieurs fois le débit moyen : elle se traduit par une augmentation de la hauteur d'eau. Cette période de hautes eaux, de durée plus ou moins longue est consécutive à des averses plus ou moins importantes. Mais chaque crue n’engendre pas forcément une inondation (photo ci-contre).

L'inondation est une submersion (rapide ou lente) d'une zone pouvant être habitée. Elle correspond au débordement des eaux lors d'une crue.


Le lit mineur correspond au lit occupé par la rivière en tant normal. Il est généralement délimité par des berges plus ou moins élevées.


Le lit majeur correspond au champ d’expansion naturel des eaux d’un cours d’eau lorsqu’il déborde.



Le lit
majeur périodique est fréquemment recouvert par les eaux, parfois tous les ans en moyenne.





Le lit majeur épisodique
est plus rarement recouvert par les eaux.
Il s’agit de l’espace recouvert pa
les crues rares et exceptionnelles, d’une période de retour supérieure à 10 ou 20 ans. Il peut se passer plus d’une génération (20,30 ou 50 ans…) sans qu’il soit sollicité, favorisant l’oubli du risque par les populations.




Comment se forment les crues ?

Les crues sont provoquées par des pluies prolongées saturant progressivement les sols ou par des pluies intenses.
Pour simplifier, lorsque le bassin versant ne joue plus son rôle d'éponge, une partie de l'eau ruisselle vers le cours d'eau au lieu de s'infiltrer.

Quelles sont les situations météo propices ?

Attention, dans les Pyrénées-Atlantiques, des crues peuvent se produire toute l'année !

Pluies durables (d'octobre à Juin)

Durant la saison froide ou au printemps, des pluies modérés et continues sont à l'origine d'une montée progressive des cours d'eau. L'importance de la crue dépend du degré de saturation des sols, de la durée et de l'intensité de l'épisode pluvieux.
Les crues les plus fortes sont liées aux pluies " océaniques pyrénéennes".  Dans un flux de Nord-Ouest, les perturbations viennent se bloquer et se réactiver sur les Pyrénées. Les cumuls de pluie peuvent être considérables. En février 1952, il a ainsi plu fortement pendant trois jours sans discontinuer. Résultat : 150 à 450 mm de pluie sur le département en trois jours, l'équivalent de 2 à 3 mois de précipitations.

 

Pluies orageuses (d'avril à Octobre)

Durant la saison chaude (d'avril à octobre), les fortes pluies d'orages entraînent parfois des crues torrentielles ou crues éclairs dangereuses. En l'espace d'une heure ou deux, il tombe parfois l'équivalent de plus d'un mois de précipitation. En Août 1983, il est ainsi tombé 180 mm (180 litres par m2) à Espelette ou 160 mm en quatre heures à Saint-Engrâce en Juin 1992. Le débit des cours d'eau de montagne ou des côteaux peuvent alors augmenter très rapidement, ne laissant que très peu de temps pour se mettre à l'abri.
Attention, ce sont les crues les plus redoutables, parfois dévastatrices et pouvant occasionner des pertes en vies humaines. 

Crédit photos : SOUCHARD Jérôme
Crédit infographies : Alp'Géorisques-Oréade Conseil/Graphies/MEDD et SABALOT Maryse

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